Allons-nous être remplacés par des robots ?

Les objectifs

La robotisation a eu pour objectif premier :

  • D’augmenter les cadences et la productivité dans les usines,
  • De libérer les ouvriers des tâches les plus pénibles et les plus répétitives,
  • D’assurer une homogénéité dans la qualité de la production.

Un second objectif plus ambitieux a été de concevoir et de produire des machines :

  • Pouvant se déplacer et agir dans des environnements dangereux (menace d’écroulement ou d’explosion, irradiation, …)
  • Capable d’avoir une autonomie de décision face à un problème « imprévu »

Cette autonomie est très utile dans l’espace notamment où les temps de transmission de l’information dans les 2 sens sont prohibitifs.

Comme toute évolution technologique, les applications dans le domaine militaire sont nombreuses.
L’astrophysicien Stephen Hawking et Elon Musk, fondateur de Tesla, ont cosignés une lettre ouverte visant à s’opposer aux robots (/drones) tueurs notamment.

Les robots s’immiscent déjà partout, dans les poupées enfantines, dans les centres de gériatries  pour stimuler l’éveil de nos aînés, et bientôt, dans nos véhicules personnels ou collectifs, ils nous mèneront à destination.

En quoi un robot pourrait-il remplacer un cadre ?

Mouloud Dey, spécialiste des transformations numériques chez l’éditeur de solutions SAS, résume  la situation : « Cette fois, ce sont toutes les tâches qui étaient assumées par des cols blancs qui se voient menacées, car la machine est plus forte que l’homme dans sa capacité à digérer des informations ».

Le but n’est pas de remplacer le cadre par une machine, même pas par un androïde. Par contre, certaines tâches du cadre peuvent être dévolues à des applications extrêmement complexes, souvent à de l’Intelligence  Artificielle.

Les faits

Il est temps de parler de Watson, Quill, Vital et Matilda.

Watson (mis au point par IBM) va aider les oncologues à personnaliser les traitements grâce à sa capacité d’analyse et de synthèse d’énormes quantités de données liées aux mutations génétiques.

Dans le domaine journalistique, le magazine Forbes commence à utiliser  Quill. Ce système prend en charge la recherche des informations, la rédaction des articles, la mise en forme et la publication. Il est même plutôt  doué pour commenter en live les matchs de base ball …

La société hongkongaise Deep Knowledge Ventures (DKV) fait siéger  l’algorithme Vital à son conseil d’administration. Outre ses capacités à analyser les résultats prévisionnels, les retours des tests des médicaments et la disponibilité de brevets, on attend de lui qu’il se montre incorruptible.

Du haut de ses 40 cm, Matilda se présente comme un robot à l’allure presque familière. Sa spécialité est le recrutement. Elle ne se contente pas de la prospection dans les jobboards ou l’analyse des CV. Elle peut aussi dialoguer avec les candidats et réagir à leurs émotions.

Bilan

Il serait possible de multiplier à foison ces exemples dans des domaines très variés.

La principale caractéristique de ces robots est de pouvoir analyser d’énormes quantités de données. C’est le principe du Big Data. Il est humainement impossible de rivaliser sur ces capacités.

Ensuite, l’Intelligence Artificielle permet de synthétiser, de tirer des conclusions, d’orienter voire de prendre des décisions.

Elle permet aussi d’interagir en temps réel (commentaire d’un match de base ball en live, analyse du comportement d’un candidat à l’embauche, …).

Réagissons !

En décembre 2014, Stephen Hawking déclara « Je pense que le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à l’humanité » !

Rassurons tout de suite le lecteur. Dans sa pensée, une IA maîtrisée permettra à l’humanité de résoudre des problèmes jusqu’ici insolubles. Vive le conditionnel …

Il est bien sûr hors de question de déclarer une guerre aux machines à l’instar de ce qui se passe dans la série des Terminator ou celle des Battlestar Gallactica.

Nous devrons faire avec une évolution technologique initiée par la course aux profits et inéluctable. Celle-ci visant à nous accompagner dans nos tâches doit au contraire nous permettre de privilégier l’aspect humain de notre fonction de cadre.

Sachons garder les robots dans leur domaine réservé et cultivons nos spécificités :

  • Sens du contact et empathie,
  • Créativité,
  • Curiosité,
  • Culot (il en faut parfois).

Réalisons-nous en tant qu’individus et développons notre intelligence collective.

L’intelligence artificielle pourrait être la pire ou la meilleure chose qui soit arrivée à l’humanité. (Stephen Hawking)

Le Gad 18

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