À la découverte du temps partagé

Le temps partagé a toujours existé mais il est amené à se développer sous différentes formes, par rapport aux besoins nouveaux des entreprises.

Que recouvre exactement ce terme ? Au départ, cette forme d’emploi est surtout utilisée dans les coopératives agricoles (emplois saisonniers), mais elle est de plus en plus fréquente dans d’autres secteurs d’activité. C’est une alternative aux formes classiques (CDI,
CDD, …). Ce mode de travail n’est pourtant pas adapté à tous les professionnels. Le principe est qu’une personne partage son temps de travail dans plusieurs entreprises.

Quelles sont les raisons de son essor ?

Pour le salarié : cela favorise l’autonomie, la valorisation des compétences, la diversité des missions et des employeurs, et des emplois plus en adéquation avec ses goûts.
Pour l’entreprise : elle peut accéder à l’expertise opérationnelle d’un professionnel, en fonction de ses besoins, et ainsi optimiser
ses coûts. Elle est donc plus flexible dans son fonctionnement et bénéficie des services de personnes expérimentées et opérationnelles immédiatement.

Sommes-nous tous à l’aise avec cette forme de travail ?

Les postes les plus adaptés se trouvent parmi les fonctions support comme les ressources humaines, les services financiers, commerciaux…

Un des avantages de ce type d’emploi est en principe la stabilité, que d’autres formes ne proposent pas, comme par exemple l’intérim.

En France, en 2018, plus de 430 000 personnes travaillent à temps partagé (source : Le livre blanc, octobre 2018).

Ce type de travail nécessite, notamment, les savoirs-être suivants : déléguer, communiquer, organiser, s’adapter, ainsi que le respect
de la confidentialité et du code d’éthique de chaque entreprise.

Les entreprises sont majoritairement des TPE (très petites entreprises) ou ETI (entreprises de taille intermédiaire). Elles répondent à
un besoin d’accroissement et d’efficacité en adaptant leurs coûts à leurs besoins.

Quels sont les principaux modes de travail à temps partagé ?

Les ETTP (entreprises de travail à temps partagé) : ce sont des structures qui contractualisent pour leurs salariés des missions pour des entreprises clientes en attente de ressources à temps partiel. Le professionnel mis à disposition est salarié de l’ETTP.

Le GE (groupement d’employeurs) : c’est une structure à but non lucratif qui a pour but, pour ses entreprises adhérentes, de leur fournir une main d’œuvre à temps partiel. Le groupement est l’unique employeur du salarié. Le salarié bénéficie d’une stabilité en travaillant pour plusieurs entreprises dans un même bassin d’emploi.

Le portage salarial : c’est une activité de service qui implique une relation tripartite entre un professionnel, un client et une entreprise
de portage salarial.

Le multi-salariat : c’est la possibilité pour un salarié de proposer individuellement ses services à plusieurs entreprises. Il est salarié de
chacune des entreprises, ce qui implique autant de liens de subordination.

Les nouvelles technologies, de plus en plus rapides, la mobilité des hommes, la fluidité des échanges nous amènent à repenser nos modes de travail. Le travail à temps partagé favorise les échanges humains, le partage des compétences, l’amélioration des connaissances et la valorisation de la formation permanente. Le temps partagé est une nouvelle vision du travail, choisie plutôt que subie (comme par exemple dans l’intérim), qu’il est intéressant de prendre en compte dans une optique d’offre de compétences.

Pour aller plus loin (liens internet) : fédération nationale des associations du temps travail en temps partagé, union des groupements
d’employeurs de France, portail du temps partagé. ses enjeux et son besoin.

Le Gad 8

Nos références :

 

 

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