Coronattitude : redonner son sens à l’écoute et au capital humain

Pendant le confinement, notre cerveau a subi une période de jeûne social et physique qui s’est traduit par un besoin de survie, de désir et d’envie.

Nous avons réagi en faisant preuve de créativité et d’innovation sociale en explorant massivement les outils numériques de visioconférence, d’auto-formation et de télétravail.


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Cette épreuve nous a ainsi confirmé la nécessité de fonctionner de manière plus autonome, responsable, souple et pro-active et de valoriser nos soft skills.

Nous devons continuer à repenser notre quotidien, nos habitudes, notre sécurité individuelle et collective. Oui mais comment exactement ?

En mai fait ce qu’il te plait, non pas tout fait ! La vie reprend mais pas comme avant.

Pendant le confinement, nous avons subi ou adoré le vivre seul ou en famille. Les interactions avec le monde du travail se limitant pour beaucoup d’entre nous à une lucarne de visioconférence. Il nous faut maintenant retrouver nos marques en changeant nos modes de fonctionnement. Exit la poignée de main et la bise (cette dernière, je sais que tous ne la regretteront pas forcément) et vive les gestes barrière ! Tout à la joie pour certains de retrouver ses collègues de travail ou de GAD, « Approchez, approchez on va danser le big bisou », non pas du tout ! Il faut aujourd’hui se tenir à un mètre les uns des autres et compter 4 mètres par personne dans les locaux professionnels. La Covid bouscule l’univers des open-spaces en imposant des modalités que la législation du travail n’avait jamais réussi à fixer.

Et notre gel hydro-alcoolique ? L’opération mains propres à la chasse de la corruption bactériologique de ses pognes est lancée. Tactile et touche à tout que je suis, distanciel et prudent, je deviens. Jeux de mains, jeux de vilains !

N’oublions pas nos masques ! Ceux-ci ne sont pas de carnaval mais plutôt de super-héros d’un nouveau quotidien. Ils couvrent le nez et la bouche pour éviter la projection du virus.

Fichtre, voici que l’on supprime d’un coup, les postillons et la mauvaise haleine, là encore j’en vois certains se réjouir.

Comment le mettre ? Faut-il intensifier le maquillage des yeux ? Est-il compatible avec le port d’un rouge à lèvres ? Les porteurs de lunettes quant à eux voient d’un mauvais œil la buée qui se forme sur leurs verres et se demandent comment y remédier. Quelles que soient nos réponses à ces questions, le plus important pour notre « futur bien vivre » est ailleurs.

Oui, parce que si je résume, en se protégeant du virus – et il le faut ! -, nous laissons la Covid entraver la majorité de nos sens.

Avec les gestes barrières, le port du masque voire des gants, nous limitons nos interactions avec les autres au niveau de la main, la bouche, le nez, et parfois des yeux… et ce constat donne toute son importance à notre cinquième sens : l’écoute.

Si l’homme a deux oreilles et une bouche c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle…Confucius

Nos oreilles sont nos nouvelles héroïnes, pas seulement parce qu’elles supportent sans faiblir les élastiques du masque, mais surtout parce qu’elles nous permettent envers et contre « toux » d’échanger, de rester en contact. Pensez à la première question que vous posez au démarrage d’une visioconférence « Tu m’entends ? Vous m’entendez ? » Et oui, avec la Covid, nous devons remettre l’écoute au cœur de notre communication.

L’écoute est une compétence clé pour mieux communiquer trop souvent négligée. Écouter quelqu’un c’est comprendre l’information telle qu’elle est perçue par l’autre, c’est se mettre à la place de l’autre et ainsi créer une véritable relation de confiance avec son interlocuteur.

Le temps du confinement nous a permis de nous auto-écouter, de réfléchir à nos projets, nos valeurs, nos priorités et travailler autrement.

Soyons maintenant à l’écoute du marché, des secteurs porteurs et des nouveaux métiers pour réinventer notre positionnement professionnel. La crise crée des opportunités que nous devons écouter.

Le masque entrave notre diction ? Ouvrons plus grand nos oreilles, qui elles, ne sont gênées par aucun dispositif.

Une seule certitude : rien ne sera plus pareil ! Il va falloir communiquer différemment en s’adaptant, en étant imaginatif et créatif. Le digital et l’IA vont encore progresser mais ne remplaceront jamais l’intelligence collective et sociale. Nous sommes avant tout des êtres sociaux et notre grande richesse est “le capital humain” qu’il faut absolument préserver. Cette mutation nous réserve de belles perspectives pour repenser le nouveau monde.

Le Gad 8

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