Gardons le rythme, le cap et l’espoir… Soyons « toujours prêts ! »

Gardons la tête froide.

Si accepter la situation permet déjà de s’en affranchir, nous gardons à l’esprit que depuis la mi-mars ce confinement reste… forcé. D’autant plus que notre espace-temps diffère et qu’il faut s’acclimater à une ambiance situationnelle difficilement contrôlable. Cette nouvelle disponibilité demande à être gérée et nous en avons peu l’habitude.

Cependant, gardons la tête froide ! Nous pouvons saisir cet état de fait comme une résilience à mettre en œuvre, une sorte de défi en quelque sorte. Il s’agit alors de changer son état d’esprit.

Se préparer maintenant pour demain

Tenir son agenda et si possible avoir une vue d’ensemble sur le mois, la semaine et la journée, permet de se rassurer, de se réajuster en étant réaliste. Et le feedback quotidien sera bien utile.

En effet, sans occuper son temps comme dans la trépidante vie active, il s’agit toujours de pister et répondre aux offres, de remettre à flot son profil sur LinkedIn et son CV, en se formant et de se rappeler au bon souvenir des contacts réseaux très prisés jusqu’alors (et qui ont désormais le temps). Car oser devient plus facile pour poser ses cartes : de quelle manière ce réseau fait-il face à cette période ? Passe-t-il par un chômage partiel ou le télétravail ? Quel conseil peut-il nous donner sur tel secteur ?… LinkedIn peut introduire des rencontres virtuelles plus développées. Et souvenons-nous que les cabinets de recrutement restent actifs et que les secteurs en meilleure santé demeurent l’agroalimentaire, la santé ou l’informatique.

En amont, le CV peut être retravaillé et fouillé avec une relecture pointue et un design différent. On peut aussi envisager de faire sa carte de visite avec les points forts de nos expertises. Il faudra en même temps, remettre à jour sa veille de recherche nous permettant de gagner plus de temps pour l’avenir. On se mobilisera ainsi plus facilement en vue des entretiens diversifiés téléphoniques ou par Skype par exemple.

Très important également : garnir son agenda du week-end et s’offrir ce petit temps à soi pour cuisiner cette tourte aux légumes délicieuse qu’on voulait faire depuis longtemps, se chouchouter avec un soin du visage et un masque capillaire tout en regardant ces films que l’on avait mis de côté ou lire ce roman-fleuve qu’on n’arrivait franchement pas à caser dans son emploi du temps.

Internet offre aussi des manières de s’évader infinies : l’Opéra de Paris met en ligne ses concerts. La Mairie de Paris pose ses diverses idées sur « Que faire à la maison ». Et l’on pourrait aussi imaginer que chacun des membres de notre association écrive sur un mur virtuel (Padlet) toutes ses propositions pour se concentrer sur sa recherche ou se distraire.

Toujours se projeter et garder le cap.

Parce que si la situation reste incertaine, elle peut aussi s’améliorer. Garder le cap sur ses objectifs, c’est alors aussi se préserver du stress ambiant tout en se concentrant sur l’essentiel.

Cette période permet de se recentrer sur soi, ses besoins ciblés et de ne pas se disperser et donc de retrouver ses valeurs, de les réajuster, voire de les étoffer et réaccorder son violon d’Ingres. Des ouvrages ou le coaching en ligne par vidéo peuvent aider à sortir du lot même avec peu d’offres en ligne. Les recruteurs étant moins sous pression, ils sont aussi plus disponibles.

S’il faut palier une lacune, c’est aussi le moment : l’anglais fait défaut ? Les sites Qioz et « conversation exchange » sont d’une grande utilité et nous font progresser. Ce dernier surtout, permet des échanges à 50% en langue cible et 50% en langue source avec un interlocuteur, potentiel membre réseau, souhaitant s’améliorer en français. Si l’on envisage de créer son entreprise, un réseau plus averti pourra aussi nous donner des conseils, de nouvelles pistes, des formations et des échanges pour notre nouveau projet.

Enfin, apprendre à savoir se vendre reste un art inédit où l’on découvre toujours un axe à améliorer. Soigner son pitch reste indispensable. Cependant il est aussi possible de soigner son image avec des tutos par exemple, on peut toujours essayer une nouvelle coiffure avec des sites où l’on peut rentrer sa photo et voir le résultat…

Conscientiser les petits bonheurs.

Redécouvrir les moments simples de la vie permet aussi de prêter attention à soi et être mieux pour s’armer, s’approprier le Graal DU futur entretien d’embauche et donc entretenir l’espoir.

Prendre le temps d’écouter les oiseaux chanter ou goûter le silence ou regarder le coucher de soleil devient accessible à tout un chacun. Tout comme cultiver son jardin ou faire une revue de ses hobbies préférés. Ainsi, si vous êtes l’ami des bêtes, vous pourrez toujours tenter de faire aboyer le chien du voisin pendant le temps d’encouragement au personnel soignant (challenge réussi pour l’un des membres de l’association). Pour ceux ayant la main verte, vous pourrez voir l’évolution de l’azalée capricieuse de la voisine absente : cette petite nature demande de l’eau (mais pas trop) et du soleil (modéré) pour se développer sans cramer ni faner…

Les bonheurs simples passent par le partage et dire aux proches qu’on tient à eux en les appelant ou en organisant une réunion vidéo, ou même plus largement, faire du bénévolat avec la plateforme « Je veux aider » ou « France bénévolat » devient possible à tous. Ils nous ancrent dans un environnement que l’on peut mieux choisir en tenant compte de ses affinités.

Renforcer le lien renforce son lien à soi : la marche même rapide ou la course pendant les rares moments de sortie permettent au corps de créer ses endorphines, inscrivent une sorte de joie permettant de se préserver mentalement et physiquement. Les clubs virtuels offrent également cette possibilité avec CMG sport club, Ken club sur Facebook, Néoness sur Instagram. Leur programme dure 30 à 45 minutes et est gratuit pour tous.

Redécouvrir les choses, comme la photographie par exemple, revenir à soi, permet de débusquer le beau, ces petites choses qui forment le bonheur, comme un ensemble qui nous étaye. L’infiniment grand aussi peut nous questionner car comme une étoile filante la vie est fulgurante. Prendre un temps pour questionner la providence et lui demander un signe d’existence reste une expérimentation pertinente. Car l’organisation temporelle questionne aussi l’intemporel nous englobant entièrement dans notre questionnement personnel.

Vous l’aurez compris, même si la difficulté de l’inertie semble nous dépasser pour nous rendre apathique voire atone dans notre recherche d’emploi et notre temps, la palette d’espoir reste assez large.

Et souvenons-nous que Nietzsche écrivait déjà que : « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. »

Free hugs and kisses virtuels à toutes et tous les Dynamique Cadres.

Les Gad 17

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